Trois jours après son mariage, à exactement 23h23, mon téléphone s’est allumé : son nom était affiché. J’ai failli l’ignorer. Vraiment échoué. Mais j’ai répondu.
Il n’y eut pas de rire cette fois.
Juste de la panique.
« S’il te plaît », dit-il d’une voix brisée. « Dis-moi ce que tu as fait. »
En arrière-plan, j’entendais une femme pleurer.
Sa situation se détériora rapidement. La banque avait bloqué ses comptes. Ses cartes ne fonctionnaient plus. Le remboursement de son prêt a été refusé. Le dealer l’a appelé. L’acte de propriété de sa maison a été bloqué.
« Je comprends que tu sois en colère », s’empressa-t-il de dire. « Mais ma femme panique. Ses enfants sont là. On ne peut pas finir dans la rue. »
Sans-abri.
Le résultat exact qu’il avait planifié nonchalamment pour moi.
Assis dans mon nouvel appartement – calme, paisible, le mien – je laisse tout se dérouler.
« Tu m’as laissée dans un lit d’hôpital », lui rappela-t-il.
Il écarta le sujet. « Tu n’étais pas en train de mourir. »
« Mais tu ne le savais pas. »
Puis il a perdu son sang-froid, impatient. « D’accord, désolé. Peut-on arranger ça ? Et
voilà — ma douleur, toujours secondaire.
« Tu veux savoir ce que j’ai fait ? » demandai-je calmement.
« Oui ! »
« Tu as fondé tout ton plan sur la croyance que je n’avais pas les moyens de me défendre. »
Silence.
Je n’étais pas seul quand il m’a remis ces documents. Dès qu’il a quitté la chambre d’hôpital, mon avocate, Denise, était au téléphone. Elle ne paniqua pas. Il a développé une stratégie.